mercredi 18 novembre 2009

Tout cru

Lui c'est Buk
Henry Chinaski
Hank


Découverte de son univers il y'a quelques semaines déjà.

Au Sud de nulle part,
Souvenirs d'un pas grand-chose,
Factotum,
Le Ragoût du septuagénaire,
Les contes de la Folie Ordinaire...

Des histoires qui vous collent à la peau.
Quelle vie de n'importe quoi.

Et des femmes... Des trous à foutre.
Ah ça, on le saura qu'elles sont chiantes les Bonnes femmes.

Mais l'impression est bonne.
Littérature cradingue.
Ca parle droit dans les yeux,
aux diables les phrases alambiquées.

Des histoires de quelques pages.
Bouts d'intimité partagé.
Motel miteux, vin, cuisses qui s'écartent.

L'écriture de Bukowski est forte.
Il est là, dans chaque mot.
On se retrouve un peu comme des clebs, on renifle, on va vers ce qui sent fort...

Rien de narcissique chez Bukowski,
rien à voir avec ces écrivains à la mode qui posent et s'exposent et veulent nous faire croire qu'ils existent

Assurément une révélation pour moi cet été,
je m'attendais à quelque chose de glauque et de malsain, je trouve en fin de compte un auteur attachant
Certains appèleront ça de la vulgarité, mais Bukowski fait de cette vulgarité et de sa crudité un art,
l'art de parler vrai.

Bukowski ne manque pourtant jamais d'humour.
D'une manière parfois même hilarante, il se met en scène dans des situations parfois très scabreuses,
sans ne jamais se soucier de son image,
du qu'en-dira-t-on...

On se dit qu'il y a certainement une grosse part de vérité dans ces tranches de vie aux relents de vômi, de sang, de sperme et de sueur.
Et tout ça sans noirceur excessive.

Ce mec a un talent monstre,
une simplicité d'écriture fabuleuse,
ses poèmes sont beaux,
car ils sont vrais, histoire de toucher encore plus...

Les livres de Bukowski sont de véritables électrochocs.

Un talent brut, des lignes qui claquent et des histoires qui réveillent.

A se demander si la nature humaine est elle fondamentalement dégueulasse ?

L’écriture est violente, brutale, comme des coups de couteaux .

Pas de sucre, pas de bons sentiments.
De l’authenticité .
Des histoires écrites sous l’emprise de l’alcool et de la colère. De la sueur.

Grand alcolo amateur de chair féminine,imbibé de gnôle, de bières, de vins,
de trous à rats.
Un mec un peu fou.
Un écrivain qui écrit avec ses tripes.

Bukowski se permet tout, il tire à bout portant sur tout ce qui bouge.


Bukowski, a pour moi tout du génie, ni plus, ni moins...

jeudi 29 octobre 2009

Clair

Il est tard.Une fois de plus.
Le sommeil ne vient pas!
Je sors de la douche
frissonne
et je m'allonge,

sur ce canapé recouvert du plaid.

Seul, le silence.

Ce "parlez-moi d'Amour" dont je parcours les pages.
Et puis, cette petite lumière intimiste.
L'atmosphère est sereine.
Dehors, tout est calme.
Le brouillard d'Octobre surplombe la ville.
Et puis, ce nouvel opus qui prends , peu à peu, sa place chez-moi...
Cette nouvelle galette de l'ex-et futur Innocent.
Ce "Seul alone"qui me scotche,
qui chatouille agréablement mes oreilles.
Ce "Clair" très Beatles.
A Mandoline, qui vous fais voyager
et j'en passe...

Ces 12 titres que je me passe et re-passe depuis ce matin.

Toujours une écriture hors du commun.
cette facilité de jouer avec les mots..les maux.
Cette sonorité qui vous transperce.
Cinq ans d'absence....

Cet homme que j'ai pu recroiser le 05 Octobre dernier et avec qui j'ai pu échanger quelques mots.
Notre première rencontre datant de Juillet 2008 lors des Francofolies de La Rochelle.
Un artiste que j'admire que ce soit à l'époque des Z'Innos ou alors en solo.
Déjà son 1er opus "Plus de sucre"(2004) m'avait touché.

Pour moi, un auteur-compositeur-interprète qui figure parmi les plus grands
Un retour gagnant pour ce barbu qui manque tant à la Scène Française

Bref, pour moi, c'est "Clair" comme de l'eau de roche.

mercredi 14 octobre 2009

Six Feet Under

On nous en parle sans arrêt.
On en bouffe a toutes les sauces.
On en voit a la téloche, dans de diverses séries.
On nous raconte toutes ces histoires,
on nous montre tous ces corps.Ces histoires de viols, de crimes,
de bagarres qui se finissent mal.

Et puis,
on voit tous ces légistes analysant tous ces corps.
Moi aussi , un jour je ne serais plus là.
La machine toute rouillée arrêtera de fonctionner.
Le jus ne coulera plus dans mes veines.
Mon coeur aura donné son dernier battement.
Je ne serai plus rien.
Rien.
Rien qu'un corps sans vie.

Je serais étendu là,
certainement dans une jolie boîte en bois verni.
Endimanché
probablement
dans mon plus beau costume.
Et puis, certainement, mes rares amis seront là.
Tous en pleurs, a s'évoquer nos (soit disant) jolis moments passés ensemble.
Plausible aussi,
des personnes de ma famille (très peu je suppose).

Et moi, toujours étendu là.
A être la bête de foire.
Moi exposé là, devant tout ce parterre.
Et puis, pendant ce temps là, je commencerais encore a me décomposer.
Une vrai pourriture.
Ma peau légèrement mâte qui au fur et à mesure se creusera,
se déchiquettera.

Et puis, on m'emmènera dans cette église.
On m'infligera tous ces rituels.
Tous ces chants religieux.
Et moi, toujours là
exposé devant l'autel.

Et puis,
à la fin,
on m'emmènera pour ma, soit-disant, dernière demeure.
Un trou tout simplement
Aspiré par la terre
ou enfin, tout tranquillement, je continuerais a me décomposer
jusqu'à faire qu'un seul corps avec la nature

mercredi 23 septembre 2009

Paris-Boxon

Paris,
La plus belle ville du monde
Soit-disant.

Ville
où tout est possible
où tout devient possible.

Ville en perpétuel mouvement
ça grouille à tout bout de champs

A chaque coins de rues
ça crie, sans cesse
ça pue, ça chlingue

Les gens tirant la gueule
tête baissée
en regardant leurs godasses
Se cachent derrière ce masque.

Paris.
Paris si belle avec toutes ces lumières
qui vous sautent à la gueule
Ville qui vous prends à la gorge.

Paris.
Paris, où tout se passe
où tout se vit

Paris
Capitale

Paris,
Paris où la crasse est visible

Et cette pollution qui s'infiltre dans les moindres fissures
vous laissant une peau moite, souillée.

Paris
et son métro puant,bruyant
ses courants d'air,
qui vous donne a coup sûr, un putain de rhume
ses longs couloirs qui n'en finissent jamais
ses marches
et encore ses marches

Paris
dont l'insécurité est palpable

Paris
Paris et ses avenues, ses rues,
toutes ces artères a s'y perdre

Paris
et ses immeubles blafards.
En total décomposition.

Néanmoins...
Paris
Paris...là où l'on m'attends

mardi 15 septembre 2009

Ma niche...

Il y fait bon
L'endroit y est doux
Il y fait chaud

Là,
sur ce bas côté
mon nez emmitouflé dans cette chair

J'aime m'y nicher
sentir cette odeur,
son odeur
L'impression d'être en sécurité
d'être loin de tout

Loin du monde extérieur.
Je ferme les yeux
tout vit au ralenti
j'y suis bien

Et puis, ce frottement,
ma barbe,
ses quelques poils me chatouillant les narines
sa clavicule en contact avec ma joue.

Ce creux qui devient ma niche juste avant que le sommeil ne m'emporte
ou alors,
en pleine nuit,
quand tout est calme, silencieux..


La droite,
la gauche,
qu'importe..

Et cette odeur qui m'enivre,
encore et encore


dimanche 6 septembre 2009

Encore et toujours....

Le rendez-vous est pris.
Une fois de plus, je serai là.
Comment pourrais-je rater cet évènement ?
Elle qui fait partie de ma vie.
Elle, si présente.

Elle, sans qui ma vie serait bien triste.
Elle qui est une vraie bulle d'oxygène.

Elle, qui au fil des années, est de plus en plus magnifique.
Le temps n'a pas d'emprise sur Elle.

Elle, pour qui je ressens une telle admiration.
Elle que j'aime

Alors OUI
le 05 Octobre
je serai là,
dans cette salle
a l'applaudir,
à l'encourager

encore et toujours....

jeudi 20 août 2009

Le cran

Peu à peu
elle se resserre

Elle m étouffe
au fil des ans

Cette année, je n'y échappe pas.
Un nouveau cran vient d'être franchi.

Chaque année, j'y ai droit.
Chaque passage me serre peu à peu.

Cette année... sans difficultés mais arrivé a un moment, je manquerais d'air....